Violence chez les jeunes : une réalité souvent sous-estimée

La violence chez les jeunes est un problème de santé publique, de plus en plus médiatisé en France ces dernières semaines. Cela couvre plusieurs types de violences, allant des insultes, aux sévices physiques. Une problématique profonde, assez méconnue. 

Au niveau mondial, on ne dénombre pas moins de 200 000 homicides par an dans la tranche d’âge 10-29 ans. Pour Guillaume Roux, de l’USGPolice de l’Essone, “aujourd’hui on constate une montée du niveau de violence jamais atteinte”. En France, 357 rixes entre “bandes” en plus ont été recensées par rapport à 2019. 

Comment expliquer ces violences ?… 

Les causes de ces violences sont multiples et peuvent varier selon la situation économique et sociétale des pays où elles sont perpétuées : argent, faim, alcool/drogue, chômage, exposition à la violence. Il existe cependant des facteurs pouvant augmenter le risque que ces violences surviennent : le rôle des parents par exemple (pouvant être en partie excusés suivant leurs situations, financières notamment), l’éducation influant énormément sur la construction de l’enfant. Pour Pierre-Marie Sève, délégué général de l’Institut pour la Justice, “les jeunes mis en cause proviennent quasiment tous de familles dysfonctionnelles, avec notamment une absence de père”. Selon Maurice Bergé, pédopsychiatre, “l’autorité du père est sacrée dans certaines cultures, et quand elle est absente, cela crée un vide abyssal dans l’esprit des jeunes”. 

Les réseaux sociaux peuvent aussi être un facteur accélérateur de ces violences. Toujours selon Pierre-Marie Sève, ils jouent un rôle prépondérant : “par leur instantanéité, ils sont des amplificateurs sans pareil. Il faut toujours frapper plus fort, car tout est filmé et posté”. 

…et les prévenir ? 

Des solutions sont déjà mises en place à l’heure actuelle, comme des campagnes de prévention, des programmes de développement ou des aides au niveau scolaire. Ces initiatives permettent de “remettre des adultes bienveillants sur l’espace public. Si on ne les remet pas, ce sont des adultes malveillants qui endoctrinent nos jeunes” selon Yazid Kherfi, fondateur de Médiation Nomade, qui vient en aide aux jeunes en difficulté aux quatre coins de la France.  

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