Golden State, c’est quoi le problème ?

Neuvièmes de la conférence Ouest de la NBA consécutivement à une défaite face à Portland après 36 matchs joués, le bateau des Warriors de Golden State vacille. Privés de leur arrière Klay Thompson, les californiens d’Oakland voient leurs chances de se qualifier en playoff diminuer, malgré la saison statistique historique de Stephen Curry. 

Des résultats en dents de scie 

Que les titres acquis en 2015, 2017 et 2018 paraissent loin. Après le départ de Kevin Durant ou encore les deux longues blessures de Klay Thompson, il est aujourd’hui impossible pour “GS” de penser pouvoir réitérer son incroyable bilan de 2016, avec 73 victoires pour 9 défaites. Les chiffres de la saison 2020-2021 sont eux beaucoup moins fringants. Après avoir disputé 36 matchs, le bilan de la franchise d’Oakland est de 19 victoires pour 17 défaites. Pas infâmant certes, mais au vu du niveau affiché par cette conférence Ouest, cela n’est pas suffisant pour prétendre accéder aux play-offs. Et pourtant, le début de saison était plutôt réussi. Malheureusement pour les hommes de Steve Kerr, le réveil d’équipes qui avaient mal débuté leurs saisons comme les Nuggets de Denver ont fait chuter Golden State au classement. Ajoutez à cela des défaites acquises à cause de fins de matchs très mal gérées contre les mal classés Orlando et Charlotte, ou encore un concurrent direct comme Portland, et vous retrouvez Oakland 9ème au classement. Les Lakers sont aussi passés par là, infligeant aux californiens une claque, 117-91. Sans appel.  

Un collectif hétérogène  

Si la saison de “chef Curry” est stratosphérique, compilant 29.7 points, 5.5 rebonds 6.3 passes décisives par match en moyenne, faisant de lui membre du club du 50-40-90 (calculé sur la base de la réussite au tir), le meneur ne peut pas en dire autant de ses coéquipiers. Derrière le seul MVP unanime de l’histoire, cela fait peine à voir. Les deux meilleurs marqueurs de “GS” derrière Curry sont Andrew Wiggins et Kelly Oubre, qui totalisent eux 17 et 15.5 points par matchs. Leurs pourcentages de réussite au tir sont aussi moins élevés que leur meneur. Quand “Steph” shoot à 48% en prenant 9.8 tirs par confrontation, Wiggins et Oubre rentrent 46 et 44% de leurs tirs…en en prenant respectivement 6.5 et 5.8 en moyenne. A longue distance, leurs taux de réussites chutent, retombant à 35 et 32% (169 tirs réussis dans ce domaine pour Curry, 124 en cumulé pour ses deux coéquipiers).  

Des productions trop faibles pour accompagner Curry, qui est totalement abandonné par sa 2nd Unit (équipe de remplaçants). Et que dire des performances de Brad Wanamaker, membre de cette unit, qui ne rentre que 22% (0.3 par match) de ses tentatives à longue distance. Quand ils reviennent sur le parquet, les titulaires doivent souvent rattraper les points perdus par cette Unit lors de son temps de jeu. « Steph” et ses hommes affronteront dès le 5 février et durant les jours qui suivront les Suns, les Clippers, le Jazz et les Lakers. Uniquement des équipes de haut de tableau, qui permettront à Curry de tester de nouveau ses coéquipiers ainsi que la 2nd Unit… 

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