Ce vendredi 27 novembre doit théoriquement se tenir le fameux « Black Friday », la gigantesque vague promotionnelle. La date de l’édition 2020 est cependant controversée par le gouvernement, qui s’inquiète de la situation économique de l’ensemble des petits commerces français.
Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a déclaré ce jeudi lors d’une séance de questions au Sénat vouloir « décaler » le « Black Friday ». Initialement prévu le 27 novembre, ce dernier se tiendrait bel et bien le 4 décembre selon les termes de cette proposition. Cette période promotionnelle rapporte en moyenne 6 milliards d’euros au monde de la vente, ce qui en fait donc un enjeu incontournable de la fin d’année.
La proposition du ministre de l’économie a été acceptée par les géants Carrefour et Leclerc, sous conditions : ces deux groupes veulent que ce report soit effectif pour tout le monde. Cela comprend donc aussi les mastodontes du commerce en ligne comme Amazon ou Cdiscount, qui seraient les grands gagnants d’un « Black Friday » maintenu le 27 novembre.
Des petits commerces à sauver
Cette demande du gouvernement fait suite à la fermeture des commerces dits « non-essentiels », actée par le gouvernement afin de limiter la propagation du Covid-19 en France. Déjà très lourdement touchés par ces deux « stop and go », ces commerces redoutent d’être de nouveau pénalisés face aux acteurs de la grande distribution et du e-commerce. Leur ouverture pour le « Black Friday » devient donc une obligation s’ils ne veulent pas devoir mettre la clé sous la porte. Cette possible réouverture est actuellement examinée par le gouvernement, qui se projette sur la date du premier décembre. Dans cette optique, un décalage au 4 décembre du « Black Friday » permettrait aux petits commerces de sortir la tête de l’eau.
Cependant, contrairement aux dates des soldes, l’exécutif n’a toutefois pas la main mise sur la tenue et les dates des opérations promotionnelles d’ordre privé. Légalement, le gouvernement ne peut donc pas contraindre les grandes enseignes à reporter leurs dates du « Black Friday ». La balle est donc dans le camp d’Amazon de l’ensemble du monde du commerce en ligne…